A la suite du formidable débat démocratique au sein de notre parti que nous venons de vivre, nous pouvons collectivement être fiers de notre parti.
Jeudi 6 novembre, les militants socialistes se sont prononcés sur les motions qui leur étaient proposées. Quel que soit leur vote, tous doivent être remerciés pour cette leçon de démocratie politique.
Je remercie chaleureusement les 6869 camarades de notre Fédération du NORD qui ont participé à ce bel exercice de démocratie.
A l'issue du vote, les écarts entre les principaux textes sont faibles mais ce vote est porteur d'enseignements clairs:
• Les militants ont dit leur volonté d'un ancrage à gauche du Parti socialiste. A gauche dans les valeurs. A gauche dans l'opposition à la droite : ce qui nous sépare de l'autocratie Sarkozy ne tient pas à la méthode, au style ou au rythme des mesures gouvernementales, mais à leur contenu qui en fait de véritables régressions. A gauche aussi dans le nouveau modèle de développement qu'elle porte : une économie réelle qui reprend le pas sur la finance, un nouveau partage entre le capital et le travail est indispensable, la question sociale doit redevenir centrale. A gauche dans notre volonté de réorienter la construction européenne : les socialistes veulent une Europe solidaire et volontaire. A gauche dans les alliances : la stratégie du rassemblement des forces de gauche doit rester le cap de notre parti pour préparer l'alternative.
• Les militants ont adressé un puissant message de changement. Changement et non ripolinage ou replâtrage : c'est bien le non au statu quo et à l'immobilisme au sein de notre parti qui est le second message de ce scrutin. Chacun doit en prendre conscience. Dans le Parti socialiste nouveau à construire, le renouvellement générationnel, la diversité des origines et la féminisation devront être bien visibles. Le changement au PS, c'est aussi le dépassement des vieilles querelles et des anciens clivages. De même, nous devons imaginer de nouvelles formes d'action militante, qui conjugue l'engagement de proximité et les outils offerts par les nouvelles technologies, ainsi que l'ouverture à la société.
Travail collectif, crédibilité de gauche, refus de la dépolitisation, renouvellement des pratiques et des équipes, ces exigences apparaissent à nos yeux clairement dans le vote des militants.
Les socialistes vont maintenant se retrouver à REIMS en Congrès et les Français attendent que ce Congrès soit celui d'une ligne politique retrouvée: une ligne à gauche, une ligne offensive.
Gilles PARGNEAUX
Premier Secrétaire Fédéral